Location de corrosimètre : easyCorr, Profometer Corrosion & Resipod

La mesure du potentiel de corrosion, ou méthode de la demi-cellule Cu/CuSO4, permet de cartographier le risque de corrosion des armatures dans le béton armé avant l'apparition de tout désordre visible. C'est une méthode non destructive de référence pour le diagnostic d'ouvrages : ponts, parkings, balcons, chevêtres, ouvrages maritimes. MDS propose à la location le corrosimètre easyCorr, conçu et développé en France, ainsi que le Profometer Corrosion et le Resipod pour la mesure de résistivité électrique du béton.

Matériels disponibles à la location

Location Profometer Corrosion

Profometer Corrosion

PROCEQ

Corrosimètre (potentiel) - Cu/CuSO₄

Courbevoie Aix-en-Provence Saintes
Location RESIPOD

RESIPOD

PROCEQ

Résistivimètre

Courbevoie Aix-en-Provence Saintes
Location easyCorr

easyCorr

MDS

Corrosimètre (potentiel) - Cu/CuSO₄

Courbevoie Aix-en-Provence Saintes

Le principe de la méthode demi-cellule

On mesure, à l'aide d'un voltmètre à très haute impédance, la différence de potentiel entre le réseau d'armatures — via une connexion sur un acier volontairement dégagé, qui joue le rôle de masse — et une électrode de référence Cu/CuSO4 déplacée sur le parement. La conductivité électrique est assurée par un mouillage préalable de la surface du béton.

Les mesures sont réalisées selon une grille régulière, puis restituées sous forme de cartographie de potentiel exprimée en mV. Les zones les plus électronégatives signalent une probabilité de corrosion active. La méthode est qualitative : elle localise les zones à risque, elle ne mesure pas une vitesse de corrosion.

Interpréter les résultats (ASTM C876)

La norme ASTM C876 fournit une grille de lecture indicative des potentiels mesurés avec une électrode Cu/CuSO4 :

Potentiel mesuréInterprétation indicative
Plus positif que −200 mVProbabilité de corrosion faible (environ 10 %)
Entre −200 et −350 mVZone incertaine — investigations complémentaires recommandées
Plus négatif que −350 mVProbabilité de corrosion élevée (environ 90 %)

Attention : ces seuils sont des repères, non un diagnostic. Ils dépendent fortement de l'humidité, de la teneur en chlorures, de la carbonatation et de la présence d'oxygène. L'interprétation relève d'un professionnel qualifié, et le gradient de potentiel entre zones est souvent plus parlant que la valeur absolue.

Normes et référentiels applicables

La mesure de potentiel de corrosion fait l'objet de plusieurs référentiels internationaux : ASTM C876 (États-Unis), RILEM TC 154 (Europe), UNI 10174 (Italie), DGZfP B3 (Allemagne), SIA 2006 (Suisse) et BS 1881 partie 201 (Royaume-Uni). Le corrosimètre easyCorr est conforme à ces référentiels.

Le corrosimètre easyCorr : caractéristiques

easyCorr est un corrosimètre demi-cellule Cu/CuSO4 conçu et développé en France par MDS. Sa particularité : l'électrode se connecte directement au boîtier, sans câble, ce qui supprime les faux contacts et facilite le travail à une main sur site.

Unité de mesure

Plage de mesure+200 à −1000 mV
Résolution / précision1 mV / ±5 mV
Écran240×280 tactile intégré
ConnectivitéWi-Fi
Autonomie7 h en continu

Électrode Cu/CuSO4

TypeDemi-cellule Cu/CuSO4
ConceptionCompacte, système breveté
EntretienSans entretien
ConformitéAttestation 6 mois

Modes de travail : mesure live et mode grille, avec export CSV/Excel et export cloud. Site dédié : easycorr.fr.

Version 2.0.0 : ce que la mise à jour apporte

Le firmware 2.0.0 rend le boîtier autonome : plus besoin de tablette pour piloter une campagne.

  • Création de grille depuis l'écran tactile, sans tablette ni téléphone
  • Suivi de progression en direct : numéro de grille, ligne et colonne en cours
  • Connexion à un réseau Wi-Fi externe directement depuis le boîtier
  • Export cloud avec QR code : les données se récupèrent en flashant l'écran
  • Gestion de la batterie améliorée et estimation de charge plus fiable

Côté plateforme cloud, le post-traitement s'enrichit de trois outils : création d'une grille personnalisée (pas en X et Y, saisie manuelle des points), prolongation d'une session de 7, 14 ou 30 jours, et surtout la superposition de la cartographie sur une photo de la zone à l'aide de quatre points de calage — une restitution directement exploitable dans un rapport de diagnostic.

La mise à jour est gratuite et s'effectue sans fil (OTA), en quelques minutes. Détail des nouveautés v2.0.0.

Méthodes complémentaires au diagnostic

Un diagnostic de corrosion ne repose jamais sur une seule mesure. Le potentiel de corrosion se couple utilement à la résistivité électrique du béton (Resipod), à la mesure d'enrobage des armatures au pachomètre ou au radar de structures — les zones de faible enrobage correspondant souvent aux zones à risque — et à des analyses en laboratoire (carbonatation, teneur en chlorures) sur carottes. MDS loue l'ensemble de ces matériels : voir la location de détecteurs d'armatures et le matériel END Béton.

Questions fréquentes

On mesure, avec un voltmètre à très haute impédance, la différence de potentiel entre le réseau d'armatures (connexion sur un acier dégagé) et une électrode de référence Cu/CuSO4 déplacée sur le parement. Les zones de potentiel les plus électronégatives indiquent une probabilité de corrosion active. Le résultat est restitué sous forme de cartographie.

Oui. La conductivité électrique entre l'électrode et le béton est assurée par un mouillage préalable de la surface du parement. Un béton trop sec fausse les mesures ; à l'inverse, une saturation en eau peut décaler les potentiels vers des valeurs plus négatives.

Oui. La méthode exige une connexion électrique au réseau d'armatures : un acier doit être dégagé mécaniquement en un point pour servir de masse. Il faut également vérifier la continuité électrique du ferraillage sur la zone auscultée.

Principalement l'ASTM C876 (États-Unis) et la RILEM TC 154 (Europe), qui fournissent la méthodologie et une grille d'interprétation indicative des potentiels. D'autres référentiels nationaux existent : UNI 10174, DGZfP B3, SIA 2006, BS 1881 partie 201.

Le potentiel de corrosion localise les zones où la corrosion est probablement active. La résistivité électrique (mesurée par exemple au Resipod) renseigne sur la capacité du béton à laisser circuler les ions, donc sur la cinétique possible de la corrosion. Les deux mesures sont complémentaires.

L'appareil est simple d'usage, mais l'interprétation des cartographies demande de l'expérience. MDS est certifié Qualiopi et propose des modules d'auscultation de structures béton incluant les méthodes électrochimiques.